You are currently viewing Server Windows 2016 : prix et alternatives en 2026

Server Windows 2016 : prix et alternatives en 2026

  • Auteur/autrice de la publication :
  • Post category:DevOps

Dans cet article

  • Le support étendu de Windows Server 2016 a pris fin en janvier 2027, rendant toute nouvelle installation risquée dès 2026
  • Une licence Windows Server 2016 Standard s’achète encore entre 30 et 300 € selon le revendeur et le type de clé
  • La migration vers Windows Server 2022 ou 2025 reste la voie recommandée pour conserver les mises à jour de sécurité
  • Des alternatives Linux comme Ubuntu Server, Rocky Linux ou Debian permettent de réduire les coûts de licence à zéro
  • La conteneurisation avec Kubernetes ou Docker peut remplacer un serveur Windows monolithique dans de nombreux cas
  • Un plan de migration bien préparé prend généralement entre 2 et 8 semaines selon la complexité de l’infrastructure

En tant que formatrice BTS SIO, je vois encore beaucoup d’étudiants et de professionnels qui administrent des infrastructures basées sur server Windows 2016. La question n’est plus de savoir si cet OS serveur est performant, mais plutôt combien de temps vous pouvez encore l’utiliser en toute sécurité. En 2026, la réponse mérite qu’on s’y attarde sérieusement.

Je vous propose dans ce guide un tour complet de la situation : prix actuels des licences, risques concrets, chemins de migration et alternatives viables. Que vous gériez un petit serveur d’entreprise ou une infrastructure plus conséquente, vous trouverez ici les informations pour prendre la bonne décision.

Qu’est-ce que Windows Server 2016 ?

Windows Server 2016 est un système d’exploitation serveur développé par Microsoft, sorti officiellement le 12 octobre 2016. Il succède à Windows Server 2012 R2 et a introduit plusieurs fonctionnalités majeures pour les administrateurs système et les équipes DevOps.

Parmi les apports notables de cette version, je retiens principalement :

  • Le support natif des conteneurs Docker sur Windows, une première pour un OS serveur Microsoft
  • L’introduction de Nano Server, une installation minimale pensée pour le cloud
  • Des améliorations significatives de Hyper-V avec le nested virtualization
  • Le renforcement de la sécurité avec Shielded Virtual Machines et Credential Guard
  • L’intégration poussée avec Azure et les services cloud Microsoft

Pour l’époque, server 2016 windows représentait un vrai bond en avant, notamment pour les organisations qui commençaient leur transition vers le cloud hybride. L’OS a été largement adopté dans les PME et les établissements d’enseignement, ce qui explique pourquoi tant d’infrastructures tournent encore dessus en 2026.

Un administrateur système supervise ses serveurs depuis son poste de travail
Un administrateur système supervise ses serveurs depuis son poste de travail

Ce système d’exploitation existe en plusieurs éditions : Essentials (pour les petites structures jusqu’à 25 utilisateurs), Standard (la plus courante) et Datacenter (pour la virtualisation intensive). Chaque édition correspond à un modèle de licence et un tarif différent, un point que je détaille plus bas.

Fin de support et obsolescence de Server 2016 Windows

La question que je reçois le plus souvent de mes étudiants : Windows Server 2016 est-il obsolète ? La réponse courte est oui, progressivement. Voici le calendrier précis fixé par Microsoft.

Le support standard (mainstream support) de Windows Server 2016 a pris fin le 11 janvier 2022. Depuis cette date, Microsoft ne fournit plus de nouvelles fonctionnalités ni d’améliorations de conception. Seules les mises à jour de sécurité restent disponibles via le support étendu, prévu jusqu’au 12 janvier 2027, selon la page officielle du cycle de vie Microsoft.

Concrètement, en 2026, cela signifie que :

  • Vous recevez encore les correctifs de sécurité critiques jusqu’en janvier 2027
  • Aucune nouvelle fonctionnalité ne sera ajoutée
  • Le support technique payant reste disponible, mais de moins en moins réactif
  • Après janvier 2027, votre serveur sera totalement exposé aux nouvelles vulnérabilités

Windows Server 2016 n’est donc plus pris en charge au sens du support complet depuis 2022. Il reste sous perfusion avec les correctifs de sécurité, mais cette situation touche à sa fin. Si vous administrez encore un server Windows 2016 en production, je vous recommande vivement de planifier votre migration dès maintenant.

Prix d’une licence Windows Server 2016 en 2026

Malgré l’obsolescence annoncée, il est encore possible d’acheter des licences Windows Server 2016 en 2026. Les prix varient considérablement selon le canal d’achat et le type de licence.

Type de licence Canal d’achat Prix indicatif 2026 Remarques
Standard (16 cœurs) Revendeur clé OEM 30 à 80 € Clé dématérialisée, légalité parfois douteuse
Standard (16 cœurs) Revendeur agréé 150 à 300 € Licence authentique avec certificat
Datacenter (16 cœurs) Revendeur agréé 800 à 2 500 € Virtualisation illimitée incluse
Essentials Revendeur agréé 100 à 250 € Limitée à 25 utilisateurs / 50 appareils
CAL utilisateur (lot de 5) Revendeur agréé 50 à 120 € Nécessaire en plus de la licence serveur

Je tiens à vous mettre en garde : les clés à moins de 50 € que l’on trouve sur certains sites de déstockage proviennent souvent de licences en volume revendues sans autorisation. Leur usage peut poser des problèmes juridiques en cas d’audit Microsoft. Pour un usage professionnel, je recommande de passer par un revendeur agréé ou directement par le programme de licences en volume Microsoft.

Autre point important : acheter une licence Server 2016 en 2026, c’est investir dans un système qui ne sera plus supporté dans quelques mois. Sauf besoin très spécifique (compatibilité applicative, environnement de test), je déconseille cet achat. Mieux vaut investir dans une licence Server 2022 ou 2025 qui vous garantit un support jusqu’en 2031 au minimum.

Risques à continuer d’utiliser un server Windows 2016

Continuer à faire tourner un server Windows 2016 en production après la fin du support étendu expose votre organisation à des risques concrets que je constate régulièrement lors de mes interventions.

Vulnérabilités de sécurité non corrigées. C’est le risque numéro un. Sans correctifs, chaque nouvelle faille découverte dans le noyau Windows ou les services associés (IIS, Active Directory, DNS) restera exploitable indéfiniment. Les attaques par ransomware ciblent en priorité les systèmes obsolètes, car les exploits sont connus et documentés.

Non-conformité réglementaire. Si votre organisation traite des données personnelles, le RGPD impose des mesures techniques appropriées pour protéger ces données. Utiliser un OS sans support de sécurité peut être considéré comme un manquement à cette obligation, avec des sanctions potentielles.

Des voyants d'alerte sur un serveur vieillissant signalent la nécessité d'une mise à jour
Des voyants d’alerte sur un serveur vieillissant signalent la nécessité d’une mise à jour

Incompatibilité logicielle croissante. De plus en plus d’éditeurs cessent de certifier leurs applications sur Server 2016. SQL Server 2022, les dernières versions de .NET, certains agents de sauvegarde ou de supervision ne sont plus testés sur cette plateforme. Vous risquez de vous retrouver bloqué lors d’une mise à jour applicative.

Problèmes d’assurance et de responsabilité. En cas d’incident de sécurité, votre cyber-assurance peut refuser d’indemniser si elle constate que votre infrastructure repose sur des systèmes sans support. C’est un point que beaucoup d’administrateurs sous-estiment.

Pour résumer, maintenir un server 2016 windows au-delà de 2027 sans plan de migration, c’est accepter une dette technique qui ne fera que s’alourdir. Plus vous attendez, plus la migration sera complexe et coûteuse.

Migration vers Windows Server 2022 ou 2025

La voie la plus naturelle pour les organisations investies dans l’écosystème Microsoft consiste à migrer vers Windows Server 2022 ou Windows Server 2025. Voici ce que je recommande à mes étudiants et aux entreprises que j’accompagne.

Est-il possible de passer directement de Server 2016 à 2025 ? Techniquement, Microsoft ne propose pas de mise à niveau sur place (in-place upgrade) directe de 2016 vers 2025. Vous devez passer par une étape intermédiaire via Server 2019 ou 2022, ou réaliser une migration propre (clean install) vers 2025. Je privilégie systématiquement la migration propre, car elle évite d’hériter de configurations obsolètes.

Voici la démarche que je préconise :

  1. Inventaire complet des rôles et services hébergés (AD, DNS, DHCP, fichiers, IIS, SQL, etc.)
  2. Vérification de compatibilité des applications métier avec le nouvel OS
  3. Provisionnement d’un nouveau serveur (physique ou virtuel) avec Server 2022/2025
  4. Migration des rôles un par un avec tests de validation
  5. Basculement DNS et mise hors service de l’ancien serveur

Pour un Active Directory, la migration implique de promouvoir le nouveau serveur en contrôleur de domaine, de transférer les rôles FSMO, puis de décommissionner l’ancien DC. Si vous gérez de la virtualisation serveurs, la migration peut être facilitée par les outils de réplication Hyper-V ou VMware vMotion.

Côté budget, une licence Windows Server 2025 Standard coûte environ 1 100 € pour 16 cœurs en tarif public. Avec les CAL et le matériel si nécessaire, prévoyez un budget global de 2 000 à 5 000 € pour une PME typique.

Alternatives Linux et cloud à Windows Server 2016

La fin de vie de server Windows 2016 est aussi l’occasion de réévaluer vos choix technologiques. Selon vos besoins, une migration vers Linux ou le cloud peut s’avérer plus pertinente et économique.

Distributions Linux serveur recommandées :

  • Ubuntu Server 24.04 LTS : support jusqu’en 2029 (ou 2034 avec Ubuntu Pro). Idéale pour les serveurs web, les bases de données et les environnements de développement. Large communauté et documentation abondante.
  • Rocky Linux 9 : héritier spirituel de CentOS, parfait pour les environnements qui ont besoin d’une stabilité de type RHEL sans les coûts de licence. Support jusqu’en 2032.
  • Debian 12 (Bookworm) : la référence en stabilité. Parfaite pour les serveurs qui doivent tourner sans intervention pendant des années.

Le passage à Linux élimine les coûts de licence OS et réduit souvent la surface d’attaque. En revanche, il nécessite de repenser certains services. Active Directory peut être remplacé par FreeIPA ou Samba, IIS par Nginx ou Apache, et les partages de fichiers SMB fonctionnent aussi bien sous Linux avec Samba.

Si vous envisagez cette transition, je vous recommande de vous former aux outils d’automatisation comme Ansible et ses templates Jinja2, qui facilitent considérablement le déploiement et la maintenance de serveurs Linux.

Solutions cloud :

Pour les organisations qui veulent se débarrasser complètement de la gestion de serveurs physiques, les offres cloud managées sont une alternative séduisante. Azure, AWS et Google Cloud proposent des machines virtuelles Windows Server ou Linux facturées à l’usage. Le coût mensuel d’une VM équivalente à un petit serveur physique démarre autour de 50 à 100 € par mois, licence Windows incluse.

L’avantage du cloud, c’est que les mises à jour de l’OS sont gérées par le fournisseur. Vous n’aurez plus jamais à vous soucier d’une fin de support. L’inconvénient, c’est le coût récurrent qui, sur 5 ans, dépasse souvent l’achat d’un serveur physique avec sa licence.

Conteneurisation : une approche moderne pour remplacer vos serveurs

Si votre server Windows 2016 héberge principalement des applications web ou des microservices, la conteneurisation représente une alternative moderne et élégante. C’est d’ailleurs un sujet que j’aborde de plus en plus dans mes cours de BTS SIO.

La conteneurisation avec Docker et Kubernetes offre une alternative moderne aux serveurs traditionnels
La conteneurisation avec Docker et Kubernetes offre une alternative moderne aux serveurs traditionnels

Au lieu de migrer vos applications d’un serveur monolithique à un autre, vous les conteneurisez avec Docker puis les orchestrez avec Kubernetes. Cette approche offre plusieurs avantages :

  • Portabilité totale : vos applications tournent de la même façon sur n’importe quel OS hôte
  • Scalabilité : ajoutez des instances en quelques secondes
  • Isolation : chaque application a son propre environnement sans conflit de dépendances
  • Mises à jour simplifiées : vous mettez à jour l’image du conteneur, pas le serveur entier

Pour bien comprendre cette approche, je vous recommande de lire mes articles sur les Pods Kubernetes et les différentes manières de les gérer. Si vous cherchez une offre managée, mon comparatif des services Kubernetes vous aidera à choisir le bon fournisseur.

La conteneurisation n’est pas adaptée à tous les cas. Un Active Directory ou un serveur de fichiers classique ne se conteneurise pas facilement. Mais pour les applications web, les API, les bases de données et les services de traitement, c’est souvent la meilleure option à long terme.

Comparatif des solutions de remplacement

Pour vous aider à choisir la bonne stratégie, voici un comparatif synthétique des principales options qui s’offrent à vous en remplacement de votre server Windows 2016.

Solution Coût initial Coût annuel Complexité migration Support garanti jusqu’à Idéal pour
Windows Server 2025 Standard 1 100 à 2 500 € 0 € (hors matériel) Moyenne 2035 Environnements AD, Exchange, SQL Server
Windows Server 2022 Standard 900 à 2 000 € 0 € (hors matériel) Moyenne 2031 Migration rapide, compatibilité maximale
Ubuntu Server 24.04 LTS 0 € 0 à 500 € (Pro) Élevée 2029 (2034 avec Pro) Serveurs web, bases de données
Rocky Linux 9 0 € 0 € Élevée 2032 Environnements stables type RHEL
Azure VM (Windows) 0 € 600 à 1 800 € Moyenne Continu PME sans équipe infra dédiée
Kubernetes managé 0 à 500 € 300 à 2 000 € Élevée Continu Applications web, microservices

Le choix dépend de votre contexte. Si vous avez un Active Directory, des stratégies de groupe et des applications .NET Framework, restez dans l’écosystème Windows avec Server 2022 ou 2025. Si vous hébergez principalement des sites web ou des applications modernes, Linux ou la conteneurisation seront plus économiques. Pour la gestion de vos projets de migration, un bon outil de gestion de projet informatique vous aidera à coordonner les différentes étapes.

Plan de migration pratique étape par étape

Après avoir accompagné plusieurs migrations depuis server 2016 windows, voici le plan que je recommande. Il s’adapte aussi bien à une migration vers un autre Windows Server que vers Linux ou le cloud.

Semaine 1 à 2 : Audit et inventaire

  • Listez tous les rôles serveur installés (Get-WindowsFeature sur PowerShell)
  • Identifiez les applications métier et leurs dépendances (.NET Framework, Java, SQL, etc.)
  • Documentez les configurations réseau (IP, DNS, DHCP, VPN)
  • Mesurez la consommation de ressources (CPU, RAM, stockage) pour dimensionner la cible
  • Vérifiez la compatibilité de chaque application avec l’OS cible

Semaine 3 à 4 : Préparation et tests

  • Provisionnez l’environnement cible (serveur physique, VM ou cloud)
  • Installez l’OS cible et configurez les rôles de base
  • Migrez les applications sur un environnement de test pour valider le fonctionnement
  • Préparez les scripts de migration pour les données (robocopy, rsync, DFS-R)
  • Testez les sauvegardes et la restauration sur le nouvel environnement

Semaine 5 à 6 : Bascule et validation

  • Planifiez une fenêtre de maintenance avec les utilisateurs
  • Exécutez la migration des données et des configurations
  • Basculez les enregistrements DNS vers le nouveau serveur
  • Surveillez les logs et les performances pendant 48 à 72 heures
  • Gardez l’ancien serveur accessible en mode lecture seule pendant 2 semaines

Semaine 7 à 8 : Décommissionnement

  • Confirmez que tout fonctionne correctement sur le nouveau serveur
  • Réalisez une sauvegarde finale de l’ancien serveur avant extinction
  • Décommissionnez l’ancien server Windows 2016
  • Mettez à jour la documentation de votre infrastructure

Si votre infrastructure repose sur de la virtualisation de serveurs, la migration peut être accélérée grâce aux snapshots et à la réplication de machines virtuelles. Dans ce cas, comptez plutôt 3 à 4 semaines au total.

Pour les environnements complexes avec des bases de données critiques, pensez à bien structurer vos requêtes de vérification post-migration. Des fonctions comme COUNT DISTINCT en SQL ou une bonne maîtrise des requêtes UNION vous permettront de valider l’intégrité des données après transfert.

Ce qu’il faut retenir avant de migrer

À retenir

  • Planifiez votre migration avant janvier 2027, date de fin du support étendu de Windows Server 2016
  • Privilégiez une installation propre plutôt qu’une mise à niveau sur place pour éviter les problèmes hérités
  • Comparez au moins 3 solutions (Windows récent, Linux, cloud) avant de choisir votre cible
  • Prévoyez un budget de 2 000 à 5 000 € pour une migration PME complète (licence + main-d’œuvre)
  • Conservez une sauvegarde complète de votre ancien serveur pendant au moins 6 mois après la migration

Questions fréquentes


Windows Server 2016 est-il obsolète ?

Oui, Windows Server 2016 est considéré comme obsolète en 2026. Le support standard a pris fin en janvier 2022, et seul le support étendu (correctifs de sécurité uniquement) reste actif jusqu’en janvier 2027. Après cette date, aucun correctif ne sera publié, rendant le système vulnérable aux nouvelles menaces. Je recommande de ne plus déployer de nouveaux serveurs sur cette version et de planifier une migration vers Server 2022 ou 2025.

Quand le support de Windows Server 2016 prend-il fin ?

Le support standard (mainstream) a pris fin le 11 janvier 2022. Le support étendu, qui inclut uniquement les mises à jour de sécurité critiques, prendra fin le 12 janvier 2027. Après cette date, Microsoft ne publiera plus aucun correctif pour Windows Server 2016, sauf via un programme payant ESU (Extended Security Updates) dont la disponibilité et le tarif restent à confirmer pour cette version.

C’est quoi Windows Server 2016 ?

Windows Server 2016 est un système d’exploitation serveur de Microsoft lancé le 12 octobre 2016. Il est conçu pour gérer des infrastructures réseau d’entreprise : Active Directory, serveur de fichiers, serveur web IIS, DNS, DHCP, virtualisation Hyper-V, etc. Il a été le premier Windows Server à intégrer le support natif des conteneurs Docker et a introduit Nano Server, une installation ultra-légère pour les déploiements cloud.

Windows Server 2016 n’est-il plus pris en charge ?

Le support complet n’est plus assuré depuis janvier 2022. En 2026, seul le support étendu est encore actif avec des correctifs de sécurité critiques. Ce support minimal prendra fin en janvier 2027. Après cette date, le système ne sera plus du tout pris en charge par Microsoft. Les organisations qui souhaitent conserver un environnement sécurisé doivent migrer vers une version plus récente ou envisager une alternative.

Est-il possible de passer directement de Server 2016 à Server 2025 ?

Il n’existe pas de chemin de mise à niveau directe (in-place upgrade) de Windows Server 2016 vers Server 2025. Vous devez soit passer par une version intermédiaire (Server 2019 ou 2022), soit réaliser une installation propre de Server 2025 et migrer vos rôles et données. La seconde option est celle que je recommande, car elle garantit un environnement sans héritage de configurations obsolètes.

Peut-on encore télécharger l’ISO de Windows Server 2016 ?

Oui, Microsoft propose toujours une version d’évaluation de Windows Server 2016 via son centre d’évaluation officiel. Cette version est gratuite pour 180 jours et permet de tester le système dans un environnement de lab ou de formation. Pour un usage en production, vous devez acquérir une licence auprès d’un revendeur agréé. Les ISO sont disponibles en version française 64 bits.

Combien coûte une migration depuis Windows Server 2016 ?

Le coût varie selon la solution cible et la complexité de votre infrastructure. Pour une migration vers Windows Server 2025 dans une PME, comptez entre 2 000 et 5 000 € tout compris (licence, CAL, éventuellement matériel et prestation). Une migration vers Linux peut réduire les coûts de licence à zéro, mais nécessite un investissement en formation. Le passage au cloud implique un coût récurrent de 50 à 150 € par mois pour une VM équivalente.


Lucie Moreau
Lucie Moreau

Formatrice IT indépendante depuis 2016, ancienne étudiante BTS SIO SLAM. 6 ans d'expérience en entreprise.

Lucie Moreau

Formatrice IT indépendante depuis 2016, ancienne étudiante BTS SIO SLAM. 6 ans d'expérience en entreprise.