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Comment préparer un entretien technique en informatique

Dans cet article

  • Un entretien technique dure en moyenne 45 à 90 minutes et se décompose en plusieurs phases distinctes
  • Les recruteurs testent 3 compétences clés : résolution de problèmes, connaissances techniques et communication
  • S’entraîner sur 50 à 100 exercices de code sur 4 à 6 semaines constitue un rythme efficace de préparation
  • Les questions sur les structures de données et algorithmes représentent plus de 60 % des entretiens techniques
  • Préparer 3 à 5 projets personnels à présenter renforce considérablement votre crédibilité technique
  • La méthode STAR (Situation, Tâche, Action, Résultat) structure efficacement vos réponses comportementales

Je reçois régulièrement des messages d’étudiants en BTS SIO ou de jeunes développeurs stressés à l’approche de leur premier entretien technique. Cette appréhension est normale : contrairement à un entretien classique, l’entretien technique vous place face à des exercices concrets où il faut démontrer vos compétences en temps réel. Après avoir accompagné des dizaines d’étudiants dans cette préparation et passé moi-même de nombreux entretiens en tant que développeuse, je partage ici ma méthode complète pour préparer un entretien technique en informatique avec confiance et méthode.

Comprendre le format d’un entretien technique en informatique

Avant de vous lancer dans la préparation, il est essentiel de comprendre ce qui vous attend. Un entretien technique en informatique n’est pas un simple QCM sur vos connaissances : c’est une mise en situation professionnelle qui évalue votre façon de réfléchir autant que votre résultat final.

La plupart des entretiens techniques suivent un schéma en trois à quatre phases. La première, souvent rapide (5 à 10 minutes), consiste en une présentation mutuelle. Le recruteur vous expose le poste et l’équipe ; vous résumez votre parcours. Vient ensuite la phase technique principale (30 à 60 minutes), qui peut prendre plusieurs formes : exercice de code en direct, questions théoriques, revue de code ou conception système. Enfin, une phase de questions ouvertes vous permet de montrer votre curiosité pour l’entreprise.

Selon le type d’entreprise et le poste visé, les formats varient considérablement :

  • Live coding : vous résolvez un problème en temps réel, souvent sur un éditeur partagé ou un tableau blanc
  • Take-home project : un exercice à réaliser chez vous en 2 à 4 heures, puis discuté en entretien
  • Pair programming : vous codez en binôme avec un développeur de l’équipe sur un problème réel
  • System design : vous concevez l’architecture d’un système à grande échelle
  • Code review : vous analysez et améliorez un code existant
Les exercices sur tableau blanc restent un format courant en entretien technique
Les exercices sur tableau blanc restent un format courant en entretien technique

Dans les startups et PME françaises, le format take-home suivi d’une discussion reste le plus courant. Les grandes entreprises tech privilégient davantage le live coding et le system design. Pour un poste en alternance BTS SIO, attendez-vous plutôt à des questions théoriques mêlées à de petits exercices pratiques.

Les compétences évaluées par les recruteurs tech

Comprendre ce que le recruteur cherche réellement à évaluer change complètement votre approche de la préparation. J’insiste toujours auprès de mes étudiants : le résultat final compte moins que le raisonnement. Un candidat qui verbalise clairement sa démarche tout en échouant partiellement sera souvent mieux noté qu’un candidat silencieux qui trouve la solution.

Compétence évaluée Ce que le recruteur observe Poids dans l’évaluation
Résolution de problèmes Décomposition du problème, identification des cas limites, approche itérative 35 %
Connaissances techniques Maîtrise du langage, structures de données, complexité algorithmique 25 %
Communication Clarté des explications, questions pertinentes, verbalisation du raisonnement 20 %
Qualité du code Lisibilité, nommage, gestion des erreurs, tests 10 %
Culture technique Veille technologique, curiosité, connaissance de l’écosystème 10 %

Ce tableau reflète les retours que j’ai collectés auprès de recruteurs tech en France. Notez que la communication représente 20 % de l’évaluation : c’est un levier souvent sous-estimé par les candidats juniors. Pensez à votre veille technologique comme un atout concret à mentionner durant l’entretien.

Plan de préparation en 4 à 6 semaines

Une préparation efficace ne s’improvise pas la veille. Je recommande un plan structuré sur 4 à 6 semaines, à raison de 1 à 2 heures par jour. Voici le programme que je donne à mes étudiants :

Semaine 1 : les fondamentaux. Révisez les structures de données essentielles (tableaux, listes chaînées, piles, files, arbres, tables de hachage, graphes). Pour chacune, soyez capable d’expliquer quand l’utiliser et sa complexité en temps et en espace. Profitez-en pour consolider vos bases avec les langages de programmation que vous maîtrisez le mieux.

Semaine 2 : les algorithmes classiques. Tri (quicksort, mergesort), recherche (binaire, BFS, DFS), programmation dynamique basique. L’objectif n’est pas de tout mémoriser, mais de comprendre les patterns récurrents : diviser pour régner, deux pointeurs, fenêtre glissante, backtracking.

Semaine 3 : pratique intensive. Résolvez 3 à 5 exercices par jour sur des plateformes dédiées. Commencez par les problèmes faciles, puis augmentez progressivement la difficulté. Chronométrez-vous : visez 20 à 30 minutes maximum par exercice de difficulté moyenne.

Semaine 4 : simulations et projets. Faites des entretiens blancs avec un ami ou un mentor. Préparez la présentation de vos projets personnels. Recherchez l’entreprise visée : sa stack technique, ses produits, sa culture.

Semaines 5-6 (si disponible) : approfondissement. Travaillez les sujets de system design. Révisez les concepts de bases de données SQL et NoSQL, les API REST et les principes de déploiement. Familiarisez-vous avec les commandes Git, car elles sont fréquemment testées.

Maîtriser les exercices d’algorithmique et de code

Les exercices d’algorithmique constituent le cœur de la majorité des entretiens techniques. Ma méthode pour les aborder repose sur un processus en cinq étapes que je recommande de systématiser :

Étape 1 : reformuler le problème. Avant d’écrire la moindre ligne de code, reformulez l’énoncé avec vos propres mots. Posez des questions de clarification : quels sont les cas limites ? Quelle est la taille maximale des données en entrée ? Y a-t-il des contraintes particulières ?

Étape 2 : trouver des exemples. Travaillez sur 2 à 3 exemples concrets, dont au moins un cas limite (liste vide, un seul élément, valeurs négatives). Cela vous aide à comprendre le problème et impressionne le recruteur.

Étape 3 : esquisser une approche. Décrivez votre stratégie en pseudo-code ou en français avant de coder. Évaluez sa complexité temporelle et spatiale. Si la solution brute force est en O(n²), cherchez une optimisation en O(n log n) ou O(n).

La pratique régulière du code est essentielle pour réussir les exercices d'algorithmique
La pratique régulière du code est essentielle pour réussir les exercices d’algorithmique

Étape 4 : implémenter. Codez proprement, avec des noms de variables explicites. Commentez les passages non évidents. N’hésitez pas à écrire des fonctions auxiliaires pour améliorer la lisibilité.

Étape 5 : tester et optimiser. Déroulez votre code mentalement sur vos exemples. Vérifiez les cas limites. Proposez des pistes d’optimisation même si vous n’avez pas le temps de les implémenter.

Voici un exemple classique d’exercice d’entretien : trouver les deux nombres d’un tableau dont la somme vaut une cible donnée.

def two_sum(nums, target):
    seen = {}
    for i, num in enumerate(nums):
        complement = target - num
        if complement in seen:
            return [seen[complement], i]
        seen[num] = i
    return []

# Exemple d'utilisation
print(two_sum([2, 7, 11, 15], 9))  # Résultat : [0, 1]
print(two_sum([3, 3], 6))           # Résultat : [0, 1]

Cet exercice illustre parfaitement le pattern de la table de hachage pour optimiser une recherche. La solution naïve en O(n²) avec deux boucles imbriquées devient O(n) grâce au dictionnaire. C’est exactement ce type de raisonnement que le recruteur attend.

Pour vous entraîner dans un bon IDE, je conseille de reproduire les conditions réelles : pas d’auto-complétion avancée, pas de copier-coller depuis Stack Overflow, et un chronomètre visible.

Préparer les questions de conception système et d’architecture

Pour les postes de niveau intermédiaire à senior, les questions de system design deviennent incontournables. Même en tant que junior, montrer que vous comprenez les bases de l’architecture logicielle vous démarque fortement.

Les sujets classiques de system design incluent : concevoir un raccourcisseur d’URL, un système de cache, une API de messagerie, un système de notification en temps réel. L’objectif n’est pas de fournir une solution parfaite, mais de démontrer votre capacité à structurer votre réflexion.

Ma méthode pour aborder un exercice de conception système :

  1. Clarifier les exigences : combien d’utilisateurs ? Quelle latence acceptable ? Quelles fonctionnalités prioritaires ?
  2. Estimer la charge : nombre de requêtes par seconde, volume de stockage nécessaire, bande passante
  3. Définir l’API : quels endpoints, quels paramètres, quels formats de réponse
  4. Concevoir le schéma de données : modèle relationnel ou document, choix entre SQL et NoSQL
  5. Dessiner l’architecture : composants principaux, flux de données, points de mise en cache
  6. Identifier les goulots d’étranglement : où se situe la charge, comment la distribuer

Connaître les différences entre les serveurs web comme Nginx et Apache ou les principes de virtualisation montre une compréhension globale de l’infrastructure qui impressionne les recruteurs.

Pour les questions liées au déploiement et à l’intégration continue, familiarisez-vous avec les principes de CI/CD via GitHub Actions. Savoir expliquer un pipeline de déploiement basique (build, test, deploy) est un atout majeur.

Valoriser ses projets personnels et son GitHub

Votre profil GitHub est votre portfolio technique. En entretien, les recruteurs consultent fréquemment votre historique de commits et vos projets publics. Un GitHub soigné vaut parfois mieux qu’un long discours.

Voici ce que je recommande pour préparer 3 à 5 projets présentables :

  • Un projet personnel complet : une application fonctionnelle de bout en bout, avec README détaillé, tests et déploiement. Les projets Python pour débutants constituent un excellent point de départ
  • Une contribution open source : même minime (correction de bug, amélioration de documentation), elle prouve votre capacité à collaborer
  • Un projet technique exploratoire : par exemple un homelab ou un serveur Linux auto-hébergé qui montre votre curiosité

Pour chaque projet, préparez un pitch de 2 minutes structuré ainsi : le problème résolu, les choix techniques et pourquoi, les difficultés rencontrées et comment vous les avez surmontées, ce que vous feriez différemment aujourd’hui. Ce dernier point est particulièrement apprécié car il démontre votre capacité d’autocritique.

Assurez-vous que vos commits sont propres et bien nommés. Un historique Git lisible témoigne de votre rigueur professionnelle. Évitez les commits « fix », « update » ou « wip » dans vos projets vitrines.

Un profil GitHub soigné constitue un véritable portfolio technique pour les recruteurs
Un profil GitHub soigné constitue un véritable portfolio technique pour les recruteurs

Répondre aux questions comportementales et soft skills

Les questions comportementales représentent une part significative de l’entretien, même dans un contexte technique. Les recruteurs veulent s’assurer que vous serez un bon collègue, capable de communiquer et de gérer les situations difficiles.

La méthode STAR (Situation, Tâche, Action, Résultat) est votre meilleure alliée pour structurer vos réponses :

  • Situation : décrivez brièvement le contexte (projet scolaire, stage, projet personnel)
  • Tâche : expliquez votre rôle et l’objectif à atteindre
  • Action : détaillez les actions concrètes que vous avez menées (pas l’équipe)
  • Résultat : quantifiez l’impact si possible (temps gagné, bug résolu, fonctionnalité livrée)

Préparez des anecdotes pour les questions les plus fréquentes :

  • « Parlez-moi d’un bug difficile que vous avez résolu. »
  • « Comment gérez-vous un désaccord technique avec un collègue ? »
  • « Décrivez un projet dont vous êtes particulièrement fier. »
  • « Comment vous tenez-vous informé des évolutions technologiques ? » (votre veille technologique est ici un atout direct)
  • « Racontez un échec et ce que vous en avez appris. »

Un conseil que je donne systématiquement à mes étudiants : soyez authentique. Les recruteurs expérimentés détectent immédiatement les réponses préfabriquées. Mieux vaut une anecdote modeste mais réelle qu’une histoire spectaculaire mais douteuse.

Les erreurs fréquentes à éviter le jour J

En observant mes étudiants en situation d’entretien blanc, j’ai identifié des erreurs récurrentes qui coûtent des points précieux. Voici les pièges les plus courants et comment les contourner :

Coder en silence. C’est l’erreur numéro un. Le recruteur ne peut pas évaluer votre raisonnement si vous ne le verbalisez pas. Prenez l’habitude de penser à voix haute, même lorsque vous bloquez. Dire « je suis bloqué, je vais essayer une autre approche » est bien mieux que 5 minutes de silence gêné.

Se précipiter sur le code. Résister à l’envie de coder immédiatement est contre-intuitif, mais prendre 5 minutes pour analyser le problème en évite souvent 15 de refactoring. Les candidats qui commencent par des questions de clarification et un plan d’attaque réussissent significativement mieux.

Ignorer les cas limites. Un tableau vide, une chaîne nulle, un nombre négatif : les cas limites révèlent votre rigueur. Mentionnez-les spontanément, même si le recruteur ne les évoque pas.

Mentir sur ses compétences. Si vous ne connaissez pas Kubernetes, ne prétendez pas le maîtriser. Un recruteur technique posera des questions de suivi et détectera l’imposture en quelques secondes. Dites plutôt : « Je n’ai pas encore travaillé avec Kubernetes, mais j’ai utilisé Docker et je comprends les principes de la conteneurisation. »

Négliger la préparation logistique. Pour un entretien en visio : testez votre micro, votre caméra et votre connexion internet la veille. Ayez un environnement de développement fonctionnel avec votre IDE préféré prêt. Pour un entretien sur site : arrivez 10 minutes en avance avec un stylo et un carnet.

Ne pas poser de questions. L’entretien est un échange bidirectionnel. Préparez 3 à 5 questions pertinentes sur l’équipe, la stack technique, les pratiques de développement (code review, tests, déploiement) ou les défis techniques actuels de l’entreprise.

Outils et ressources pour s’entraîner efficacement

Après des années à accompagner des étudiants, voici les ressources que je recommande le plus fréquemment, classées par type de préparation :

Ressource Type Niveau Prix
LeetCode Exercices algorithmiques Débutant à avancé Gratuit (version premium optionnelle)
HackerRank Exercices et certifications Débutant à intermédiaire Gratuit
Codingame Exercices ludiques Débutant à intermédiaire Gratuit
Pramp Entretiens blancs entre pairs Intermédiaire Gratuit
NeetCode Roadmap structurée d’exercices Débutant à avancé Gratuit
System Design Primer (GitHub) Conception système Intermédiaire à avancé Gratuit

Pour les aspects pratiques de votre préparation, plusieurs outils pour étudiants en informatique vous seront utiles au quotidien. Maîtrisez également les bases de Linux et de Bash scripting, car de nombreux entretiens incluent des questions sur l’environnement système.

Les certifications gratuites en informatique constituent un excellent complément à votre préparation. Elles structurent vos révisions et ajoutent une ligne concrète à votre CV.

Enfin, n’oubliez pas la dimension sécurité informatique. De plus en plus d’entretiens incluent des questions sur les bonnes pratiques de sécurité. Une formation en cybersécurité vous donnera les bases nécessaires, et savoir utiliser des outils comme Wireshark peut faire la différence pour un poste orienté réseau ou sécurité.

Je recommande également de vous familiariser avec PowerShell si vous visez un poste en environnement Windows ou hybride, car c’est un sujet qui revient de plus en plus dans les entretiens techniques orientés administration système.

À retenir

  • Commencez votre préparation 4 à 6 semaines avant l’entretien avec un plan structuré par semaine
  • Entraînez-vous à verbaliser votre raisonnement à voix haute pendant chaque exercice de code
  • Préparez un pitch de 2 minutes pour chacun de vos 3 à 5 projets personnels clés
  • Utilisez la méthode STAR pour structurer vos réponses aux questions comportementales
  • Faites au moins 2 à 3 entretiens blancs avec un pair ou un mentor avant le jour J

Questions fréquentes


Combien de temps faut-il pour préparer un entretien technique en informatique ?

Je recommande un minimum de 4 semaines de préparation à raison d’une à deux heures par jour. Pour les postes les plus exigeants (grandes entreprises tech, postes seniors), 6 à 8 semaines sont préférables. L’essentiel est la régularité : mieux vaut 1 heure par jour pendant 4 semaines que 28 heures concentrées sur un week-end.


Quel langage de programmation choisir pour un entretien technique ?

Choisissez le langage que vous maîtrisez le mieux, sauf indication contraire de l’entreprise. Python est souvent recommandé pour sa syntaxe concise qui permet de coder rapidement. Java et JavaScript sont également de bons choix. L’important est de connaître parfaitement les structures de données natives du langage et ses idiomes courants.


Comment gérer le stress pendant un entretien technique ?

La meilleure arme contre le stress est la préparation et la pratique régulière. Concrètement, faites des entretiens blancs chronométrés pour vous habituer à la pression du temps. Le jour J, si vous bloquez, verbalisez votre blocage au recruteur : c’est normal et bien perçu. Respirez profondément, revenez aux bases, et essayez une approche différente.


Faut-il connaître les algorithmes par cœur pour un entretien technique ?

Non, il ne s’agit pas de réciter des algorithmes. Les recruteurs évaluent votre capacité à reconnaître des patterns et à adapter une approche connue à un problème nouveau. Concentrez-vous sur la compréhension des 10 à 15 patterns fondamentaux (deux pointeurs, fenêtre glissante, BFS/DFS, programmation dynamique) plutôt que sur la mémorisation de solutions spécifiques.


Un entretien technique en alternance BTS SIO est-il aussi difficile qu’en entreprise tech ?

Les entretiens pour des postes en alternance BTS SIO sont généralement moins exigeants techniquement que ceux des grandes entreprises tech. Ils se concentrent davantage sur les bases (HTML/CSS, SQL, logique de programmation) et sur votre motivation. Cependant, une bonne préparation vous distinguera nettement des autres candidats et montrera votre sérieux professionnel.


Comment préparer un entretien technique à distance en visioconférence ?

Testez votre matériel (micro, caméra, connexion) la veille au minimum. Installez et configurez à l’avance les outils de partage de code demandés par l’entreprise. Préparez un environnement calme et bien éclairé. Gardez un second écran ou un carnet à portée de main pour vos notes. Activez votre caméra : le contact visuel, même virtuel, renforce la connexion avec le recruteur.


Lucie Moreau
Lucie Moreau

Formatrice IT indépendante depuis 2016, ancienne étudiante BTS SIO SLAM. 6 ans d'expérience en entreprise.

Lucie Moreau

Formatrice IT indépendante depuis 2016, ancienne étudiante BTS SIO SLAM. 6 ans d'expérience en entreprise.